Ce n’est pas facile de remplir une grande salle à Nice avec les seuls militants socialistes…surtout quand une bonne partie est partie pour soutenir un autre candidat!
D’ailleurs pour s’en surprendre ? De mémoire, le PS a toujours été le parti des différences plus que celui de la moutonnerie, un parti de « solistes » plus que celui des oui-oui au chef.
Ce n’est pas Benoît Hamon qui pourra dire le contraire, lui , qui était une des têtes d’affiche des « frondeurs » qui pendant plus de la moitié de la législature à passé son temps à mettre des bâtons dans le roues du gouvernement Hollande-Valls.
Alors maintenant , en veste de candidat du parti socialiste ( et des verts et , depuis ce jour, les radicaux de gauche) , comment appeler à la discipline du parti ?
Hier soir, un millier de personnes ont bien voulu manifester leur sympathie et soutien à Benoit Hamon qui est venu à leur rencontre avec le support de Najat Vallaud-Belkacen , une des ministres les plus engagés dans cette campagne électorale, et en présence des les deux élus principaux du département ( en fait, il n’y a pas beaucoup!) le sénateur Marc Denis et la conseillère départementale Marie-Louise Gourdon.
Benoît Hamon a déroulé son discours autour des axes forts de son discours social et solidaire. Entre-temps , la proposition qui lui a fait gagner la primaire en janvier dernier, le revenu universel, a pris de l’eau et s’est rétréci pour ne rester qu’un principe….à financer .
En synthèse, les socialistes ont un bon candidat , qui a dit des belles idées, qui met beaucoup d’application dans son engagement mais qui n’arrive pas à décrocher…
Mal placé dans les sondages qui ne le voient pas au deuxième tour , il doit impérativement avancer l’insoumis Mélenchon pour permettre à son parti de négocier d’une position de force les inévitables accords et alliances pour les législatives avec le Parti Communiste , afin limiter celle qui s’annonce comme une casse de première catégorie.
Disons qu’il y aura une élection secondaire dans l’élection principale…