Les drapeaux rouge et blanc monégasques ou suisses fleurissent dans les gradins sous les yeux du Prince Albert II.
Federer reste concentré. Il ne sous estime pas son adversaire. Il s’applique et parvient à faire le break à 2-2 dans la première manche sur deux coups droits sortant de quelques centimètres du monégasque de 22 ans. Le suisse conclut le premier set en 30 minutes (6-3). Le début du deuxième acte est indécis. Chaque joueur remporte son service. Sur son deuxième jeu de service, Roger Federer concède les trois premiers points. Le central vibre. Les supporters et les amis de Benjamin Balleret se mettent à rêver. Et si…
Hélas c’est le moment que choisit l’helvète pour élever son niveau. Le tournant du match se situe à 30-40. Le joueur princier engage un long échange de fond de court où il rivalise de puissance et de précision. Il gagne du terrain, accule le Bâlois. Il croit remporter le point en distillant un amorti à effet rétro. Mais avec Federer, un amorti n’est jamais assez amorti, et l’effet rétro n’est jamais assez rétro. Il arrive sur la balle et place un coup droit parfait hors de portée de Ballou. Dommage. Federer remporte son service et déroule tranquillement. Jeu, set et match Federer 6-3, 6-2, fierté, espoirs et ovation Balleret. Le surprenant monégasque peut sortir la tête haute. Les spectateurs à la sortie de la rencontre sont unanimes : « Il mérite mieux que sa 351ème place ! ». On espère donc le revoir pourquoi pas à Roland Garros pour confirmer sa formidable semaine princière. Quant à Roger Federer il poursuit en toute quiétude sa route dans ce tournoi. Tout comme son dauphin Rafaël Nadal,laborieux vainqueur du belge Cristof Vliegen avec un score flatteur pour l’espagnol (6-3,6-3).
Simon impuissant
Gilles Simon s’incline 6-3 6-2. En difficulté lors des deux premiers tours face à Andreev et Serra, Ivan Lubjicic a démontré que malgré sa grande carcasse il pouvait être performant sur terre battue. Il prend ses marques et peut être dangereux pour la suite du tournoi.
Les « spécialistes »
Juan-Carlos Ferrero double vainqueur à Monte-Carlo affrontait son compatriote David Ferrer, l’espagnol qui « monte » avec notamment la sensation du masters series de Miami où il élimina Andy Roddick sur « Dur ».
Ferrero essaie de revenir à son meilleur niveau. En septembre 2003, il s’était même glissé à la première place mondiale deux mois après avoir remporté Roland Garros.
Ce jeudi, Ferrero et Ferrer ont livré un grand match. Ferrer l’emporte deux sets à un (6-1, 6-7, 6-3). Les deux derniers sets sont intenses. Les deux joueurs se rendent coups pour coups. Du jeu de terre battue mais spectaculaire.
Les défenses sont précises et les échanges s’allongent. L’objectif est de gagner du terrain sur l’adversaire. Ferrer se montre plus constant et plus attaquant. Sa victoire est donc logique.
Autres qualifiés en quart de finale
-Tommy Robredo qui crée une petite surprise en éliminant l’argentin David Nalbandian (5-7, 6-1, 7-5).
-Gaston Gaudio qui dispose facilement de l’italien Di Mauro (6-2, 6-4).
-Guillermo Coria a du s’employer pour se défaire du rugueux allemand Nicolas Kiefer (6-7, 6-4, 6-3).
-Fernando Gonzalez sur abandon de Robin Soderling.
Programme des quarts :
-Federer-Ferrer : le test
-Lubjicic-Gonzalez : l’hyper puissance
-Gaudio-Robredo : les spécialistes acte II
-Coria-Nadal : la revanche