
Qu’est-ce que le féminin ?
Pour la plupart d’entre nous, le féminin appartient uniquement aux femmes. On pourrait le définir comme étant une intuition, une fragilité ou encore une douceur. Claudine Bosio va plus loin : « le féminin se transmet. Ce n’est pas quelque chose de concret ou de palpable. Il faut que la femme y accède par une traversée qui lui est propre ». En cherchant son féminin, la femme entreprend une quête qui pourrait se définir comme une traversée du désert. Le féminin se distingue cependant de la féminité. Lorsque la féminité est évoquée, on songe à l’embellissement de la femme à travers du maquillage, un vêtement particulier. Elle détient une sensibilité particulière et une intuition. Selon Claudine Bosio, « la féminité doit se gagner. L’inconscient rentre en ligne de compte. Elle n’est pas acquise ». La féminité peut se définir comme l’aboutissement du genre féminin.
La féminité en chacun de nous
Tout être que ce soit un homme ou une femme est constitué de féminité. « Elle ne se mesure pas », confie Claudine Bosio. Certaines femmes rencontrent plus de difficultés à éprouver leur féminité. On parle alors de garçon manqué, l’expression est bien connue. Claudine Bosio l’analyse de la façon suivante : « une femme peut avoir de la masculinité avec le contact qu’elle a eu avec le père. Ou elle a vu sa mère malmenée par son père ». Autre possibilité : au moment de la conception de l’enfant, les parents désiraient, de façon inconsciente, un garçon. Le ressenti va alors s’opérer sur la petite fille. Cette analyse pourrait s’appliquer également à la fille manquée qui est dotée d’une trop forte masculinité.
Le féminin : un moyen de séduction
« L’homme doit faire en sorte de découvrir le féminin. Il peut le découvrir à condition que la femme se laisse pénétrer », énonce Claudine Bosio. Pour être durable, la relation doit être basée sur l’être et non sur le paraître. « La séduction va rester un temps mais cela ne suffira pas à garder une relation sentimentale forte », si elle est exclusivement fondée sur des valeurs superficielles.
Pour Claudine Bosio, le féminin demeure une part essentielle dans l’histoire de l’humanité. « Elle permet d’ouvrir à la différence. Si on est coupé du féminin, c’est le conflit assuré ».