Jean-Marie Gustave Le Clézio a marqué l’année 2008 en recevant le plux prestigieux des prix : le Prix Nobel de littérature. Le grand public n’a connu et plébiscité cet enfant du pays qu’à la publication de son premier ouvrage « Le Procès-verbal ». Dans les années 1970, ses écrits portent la marque du « nouveau roman », un courant qui précédera la célèbre « Nouvelle vague » cinématographique et qui, comme elle, rejettera le classicisme de ses pairs. Ses écrits trouvent leurs origines dans une partie de l’Histoire la plus sombre de l’humanité, la Seconde Guerre mondiale. Né à Nice, le 13 avril 1940, il n’a pas connu les batailles, mais son esprit reste marqué à jamais. « Si j’examine les circonstances qui m’ont amené à écrire […] je vois bien qu’au point de départ de tout cela, pour moi, il y a la guerre ». Il écrit ses premiers mots « sur l’envers des carnets de rationnement, en me servant d’un crayon de charpentier bleu et rouge ». Mais « faute de livres pour enfants, j’ai lu les dictionnaires de ma grand-mère ».
JMG Le Clézio et Simone Veil : Doyens des Arts et des Lettres
