Miel de Montagne : « Oin Oin », spontanéité en pleine lumière

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À 2 jours de son concert au Frigo 16 à Nice, et à quelques jours de la sortie de son nouvel album « OIN OIN », Miel de Montagne revient sur sa musique, sa mélancolie, son ami imaginaire Mielo et son goût pour l’absurde tendre.

À l’approche de son concert au Frigo 16 à Nice ce 3 avril, et à quelques jours seulement de la sortie de son nouvel album « OIN OIN », Miel de Montagne se confie sur son rapport à la musique, sa mélancolie apprivoisée, son fidèle compagnon imaginaire Mielo et son amour pour l’absurde bienveillant. Portrait d’un poète pop qui préfère les baignades niçoises aux ruelles marseillaises, et l’intensité de la scène à la course au succès.

“Miel de Montagne, c’est moi sous mon plus beau jour, sur mon 31.”
C’est ainsi que Milan Kanche alias Miel de Montagne, présente son projet musical. Derrière ce nom doux et barré à la fois — choisi “spontanément, comme le reste” — se cache un artiste à l’univers hybride, à la frontière de la pop, de l’électro et d’un onirisme doux-amer.

Après un premier EP en 2018, un album éponyme en 2019 et Tout Autour de Nous en 2022, Miel revient le 4 avril avec un nouvel opus : « OIN OIN ». Un disque conçu dans un élan de fraîcheur retrouvée. “Je l’ai fait d’une façon un peu fugace, Je me suis concentré dessus en octobre, terminé en janvier. C’est allé vite. Je voulais quelque chose de léger, comme les premières fois. Moins me prendre la tête, retrouver une énergie naïve.”

©Juliette Valero

Une mélancolie apprivoisée

L’album a été produit dans le même lieu que ses précédents projets, à la campagne, avec cette fois un coup de main venu du Québec. Rien de radicalement nouveau, mais une envie de fluidité, et surtout d’offrir.
“C’est un album que j’ai fait pour les autres. J’aimerais en faire un tous les ans comme ça.”

Sous son humour absurde, Miel de Montagne parle souvent de solitude, de doutes, de la difficulté d’être soi. “Je pense que j’ai beaucoup de mélancolie en moi, depuis longtemps. Je l’ai longtemps vue négativement. Mais maintenant, je l’accepte. Par la musique, elle devient une force créatrice.”

Clips hallucinés et drogues douces

Cette recherche d’un ailleurs visuel, on la retrouve dans ses clips, souvent tournés en extérieur, entre naturalisme et trip doux.
“J’aime créer des décalages. Que ce soit un peu comme si on avait pris une drogue. Pas du rock psyché, mais un glissement léger. Je finis un morceau, et tout de suite, je pense au clip. C’est frustrant, mais ça m’aide à écrire.”

Nice, le Frigo 16, et l’orgasme de la scène

Ce jeudi 3 avril, Miel de Montagne sera sur scène au Frigo 16, à Nice. Une ville qui, petit à petit, devient un repère. “Mon batteur est niçois. On a fait une tourné ensemble au Québec, on est devenus super potes. L’été dernier, j’ai fait beaucoup d’allers-retours ici. J’aime cette ville, je la trouve belle. Et puis le Frigo 16, on m’a dit que c’est un des derniers endroits underground en France. J’ai hâte.”

Sur scène, l’artiste trouve une forme d’accomplissement. “J’ai commencé avec le conservatoire, avec l’envie de jouer. Le studio, je commence à aimer. Mais la scène… c’est un moment de partage tellement fort, un vrai instant de vie. C’est presque orgasmique. Y a pas meilleure drogue.”

Avec « OIN OIN », Miel de Montagne assume plus que jamais sa sincérité, sa douceur, et son goût pour la mélancolie joyeuse. Un album à écouter comme on partage un apéro entre amis, les pieds nus dans l’herbe, un peu paumé, un peu heureux, mais libre.

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