Pourtant, l’ancien superviseur du pacte de stabilité européen ne cède pas au tumulte du président français. Il invite la France à réduire le niveau de ses dépenses publiques, qui sont les plus importants de l’Union Européenne. Avec une baisse du PIB de 2,3% et un déficit de 41.7 milliards d’euros, la France a du travail devant elle. Le président devra donc ‘travailler plus’, pour équilibrer les comptes de la France d’ici 2012.
Trop ambitieux ?
Jean-Claude Juncker n’est pas favorable à une surdramatisation du budget de la France. Elle est en difficulté certes, mais il espère un retour à la normale d’ici deux ans. L’Europe par ailleurs, ne semble pas prête à enclencher l’alarme, mais Nicolas Sarkozy devra tout de même faire attention à ses ambitions. Preuve s’il en faut de son budget 2008.
Rien ne change dans ce « budget de promotion sociale et de promotion économique ». Cette description, vu par son premier ministre François Fillon, reflète bien l’obligation de son supérieur.
Répondre aux promesses de l’ancien candidat tout en rassurant ses homologues européens. La France est en difficulté, mais ce n’est que de passage. Nicolas Sarkozy est là.