Marseille supérieur à Nice ?
Formulons différemment : est-ce que le réalisme marseillais est un signe extérieur de la supériorité de l’OM ? On serait tenté de répondre à l’affirmative. Ce Nice-Marseille ressemblait à des centaines de match où on se dit à la fin : ils auraient pu jouer des heures sans pouvoir marquer. Eric Gerets a su transformer un amoncellement d’individualités en un collectif solide et inébranlable. Qu’il est très loin cet OM du match aller ! Gaël Givet et Jacques Faty ont imposé leur physique pour colmater les quelques brèches laissées par un milieu de terrain très compact composé de Cana, Cheyrou et Grandin. Pour une des toutes premières fois de la saison, le trio Hellebuyck, Echouafni, Balmont s’est montré emprunté. Hellebuyck et Balmont ne sont pas parvenus à trouver des espaces libres pour perturber l’arrière garde marseillaise. C’est sans doute la clé du match. Nice a, certes, dominé, possédé le ballon mais le milieu n’a jamais su ou pu changer de rythme. Avec un tempo lent, difficile aux feu follets Niçois (Modeste, Ederson, Bamogo) de faire la différence. Anthony Modeste a provoqué dans les premières minutes. Les Marseillais, surpris par un joueur qu’ils ne connaissaient pas, ont commis des fautes et reçu des avertissements. Une fois l’effet de surprise passé, ils ont bien cadenassé le jeune aiglon et surtout coupé les liaisons avec son milieu. CQFD ou plutôt CQFF (ce qu’il fallait faire).
Mettons Paris en bouteille. Si Nice avait joué comme contre Nancy, est-ce que Marseille aurait pu s’imposer ? En voilà une question intéressante ! Répondez-y chers lecteurs ! Question subsidiaire : pourquoi Nice n’a pas joué comme contre Nancy ? Indice : c’est une question de courbe de niveau. Il arrive des fois où une équipe en pleine forme affronte une équipe un peu moins bien. Et le week-end d’après, c’est l’inverse. Nice contre Marseille c’était un peu Nancy contre Nice. Une équipe fatiguée avec un jeu plus approximatif face à une formation, elle, en pleine confiance et réussite. Les hommes de Frédéric Antonetti, hasard du calendrier, vont encore affronter successivement deux équipes en forme : Lens puis Auxerre ! Les aiglons vont devoir vite redevenir des aigles.