C’est toujours bien plus qu’une simple réunion. Un « renouvellement d’alliance », pourrait-on dire, si ce terme ne risquait pas d’emprunter -et de susciter en conséquence la réprobation des plus orthodoxes- à la liturgie rituelle et sacrée du judaïsme. Une rencontre qui scelle l’indéfectible attachement de la Communauté juive de la région Provence Alpes-Côtes d’Azur aux valeurs essentielles de la France.
Alain BelhassenDans son allocution de bienvenue aux nombreux participants et invités politiques du dîner annuel du CRIF Sud-Est, dimanche 25 octobre 2009, son président Alain Belhassen a décliné le thème du « libre choix », celui qui, « comme une constante, pousse tout juif vers la liberté ». Il a pris soin d’illustrer son propos par l’exemple du Venezuela : « depuis cinq ans, deux tiers des juifs ont quitté ce pays », a-t-il précisé en mettant en cause la gouvernance politique de ce pays, devenu au fil du temps, un allié privilégié de l’Iran.
Ce « choix de la France », Alain Belhassen a tenu à l’expliciter : « je veux insister cette année encore sur notre amour de la France et notre engagement républicain », au point d’en « avoir fait notre pays » et d’être « fiers d’être français juifs ». Et de citer au passage l’un des invités d’honneur, le cinéaste Claude Lanzmann, présenté comme « un explorateur de nos identités profondes » et dont « chacune des expériences est marquée du sceau de la France et du judaïsme ».
Un dîner annuel dont son président a décliné la triple finalité : en premier lieu « remercier et accueillir tous ceux qui, des services de l’Etat à ceux de la région et des villes, acceptent de nous écouter tout au long de l’année ». Ensuite, « partager ensemble un moment de convivialité républicain » en confirmant que « nous sommes acteurs de notre ville ». Enfin, a-t-il lancé, « dire notre préoccupation sur les opérations violentes de boycott des produits israéliens qui sont en préparation ». Avant de conclure sur ces mots : « nous sommes culturellement conscients d’être solidaires de l’autre ».
Richard PrasquierUne perspective de boycott sur laquelle est revenu le Président du CRIF national Richard Prasquier pour « demander l’intervention des autorités dès les premières manifestations ». « Malheureusement, a-t-il poursuivi, un certain nombre de nuages obscurcissent l’environnement international ». « La situation en Israël et le conflit israélo-palestinien ne peuvent être résolus, selon lui, que par l’existence de deux Etats vivant côte à côte ». « Mais pas deux Etats palestiniens » a-t-il précisé en référence au contrôle de la bande de Gaza par le Hamas. Parmi les « événements récents », Richard Prasquier a évoqué le « rapport Goldstone, diligenté par le Conseil des Droits de l’homme de l’Onu » lequel a « abouti à la mise en cause des Israéliens », ajoutant sur le mode de l’ironie, « et de manière plus saupoudrée, du Hamas ». « Ce Conseil des Droits de l’homme, a-t-il lancé, est une caricature entre les mains de pays, la Libye, Cuba, l’Iran et le Soudan, qui sont les plus grands violateurs des droits de l’homme ». « Il n’y a pas à s’étonner, selon lui, que ce Conseil cherche à sanctionner Israël : vingt-six des trente-deux résolutions ont concerné l’Etat hébreu », regrettant au passage « qu’aucune enquête n’ait été diligentée par ce Conseil au Sri Lanka où 25 000 personnes, voire plus, ont péri ».
Il ne faut pas « mésestimer » selon Richard Prasquier, les conséquences sur la situation en dehors d’Israël où on ne manquera pas « de diaboliser les sionistes ». Tout en appelant à la vigilance sur la désinformation susceptible de viser l’Etat hébreu, il a reconnu qu’en France « nous étions relativement protégés ». Il a conclu ses réflexions sur les préoccupations que lui inspire le développement d’un potentiel nucléaire iranien et a marqué sa satisfaction pour la détermination des positions françaises « extrêmement claires, notamment celles du Président de la république » qui a jugé « inadmissible, la possession d’armes nucléaires » par la république islamique.
Claude LanzmannAprès l’intervention du cinéaste Claude Lanzmann, lequel a lui aussi « librement » médité sur son destin franco-israélien, celle du Ministre de l’industrie Christian Estrosi rappelant son engagement à sensibiliser les jeunes sur la Shoah, celle du président du Conseil régional, Michel Vauzelle et celle du Préfet Francis Lamy confirmant la « vigilance de l’Etat » sur les actes antisémites, la Consul général d’Israël à Marseille Simona Frankel, a, entre autres, appelé à relancer les échanges commerciaux entre les deux pays. Des échanges annuels qui restent encore restreints -environ 2,5 milliards d’Euros-. Lors du récent voyage dans ce pays d’Anne Marie Idrac, Secrétaire d’Etat chargée du Commerce extérieur, il a été souligné à cet égard que certains chefs d’entreprises françaises oublient trop souvent le fait que « le PIB israélien équivaut à celui de l’Egypte, de la Jordanie et du Liban réunis ». C’est à dire tout sauf celui d’un petit marché.
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