En aviron, le Club Nautique de Nice (CNN) possède de jeunes rameurs très performants. Malgré les bons résultats que les jeunes obtiennent, les conditions d’entraînements ne sont pas optimales. Les rameurs niçois doivent en effet s’entraîner en mer, alors que les compétitions se déroulent en lac.
Pour Élodie Ravera, Gaël Chocheyras et Adrien Constantini, grands espoirs du CNN, c’est donc très difficile. « On fait comme on peut, mais c’est vrai qu’en mer, ça n’a rien à voir avec les conditions de compétitions » déclare Gaël. Le jeune homme est conscient que son sport est loin d’être mis en avant. « On sait qu’on ne pourra jamais en vivre. Avec tout le temps et l’énergie que l’on consacre à ce sport, c’est vraiment dommage » explique-t-il l’air déçu et fataliste.
Les jeunes rameurs ne sont pas aidés
Si le CNN souffre de ne pas avoir un bassin à disposition, l’aviron connaît certains inconvénients à l’échelle nationale. C’est un sport – trop – peu médiatisé. En plus de cela, les jeunes rameurs n’ont pas d’horaires aménagés…
« À l’inverse des sports comme le football, le tennis ou encore le basket-ball, les jeunes rameurs n’ont pas d’horaires aménagés. Ils viennent donc après les cours et pour ceux qui passent le bac, ce n’est pas évident » lâche Patrick De Lafaye, sans doute agacé par ce système.
Mais qu’importe. Contre vents et marées, Élodie, Gaël et Adrien iront, à partir du 12 août, en Bulgarie avec un objectif commun : faire de leur mieux aux Championnats du monde. Et qui sait, peut-être que les bienfaits de l’air marin niçois les aideront à soulever des montagnes pour ces mondiaux…